Merci à tutti .. [119 494 visiteurs depuis le 1er octobre 2006 - c'est usant de modifier ce chiffre chaque jour ! Mais piske je te dis que c'est ici qu'il faut aller "dorésormais" :
Ah ben v'là l'autre qui pleure tout c'qu'elle sait ! Mais tu vas t'arrêter d'chialer, dis ! Pourquoi tu larmoies comme une Madeleine ? Tu l'savais bien qu'ça finirait ainsi ! Qu'on va tous y passer à la moulinette ! Et moi, itou !
Bon d'ac, j'pensais pas qu'ça arriverait si tôt et en plein dans mes vacances d'été de surcroît. Moi j'me voyais plutôt agonisant un mois de Toussaint, genre novembre, tu vois. Ben non. Décidément j'aurais tout foiré dans c'te chienne de vie !
Oh mais t'vas cesser de pleurnicher, toi, qu'ça va finir par m'filer l'bourdon ! Déjà que ..
Mais ris donc !
Il faut RIRE de la mort, car c'est une affaire sérieuse ! Et l'on ne rit QUE de ce qui est grave. Tout autre forme de rigolade est un épiphénomène brouté par des clampins.
Bon j'te concède que j'ai un peu le traczire ! Cause que j'voudrais pas souffrir. Or j'sais pas moi, si ça fait atrocement mal, une mort ... NUMERIQUE !
Ben oui : numérique !
Parce que tu pensais qu'la faucheuse, elle était pour moi ?!?
Meuh non .. Un jour de novembre, j't'ai dit, de j'sais pas quelle foutue d'année, mais que je le sois, damné, si c'est celle-ci ! Ca m'ferait bien caguer de rater la fin du quinquennat de mon bon Roi adoré, son altesse Sarkozienne !
Ce mardi matin à 3h10 pétantes - comme 3h10 pour Yuma - j'reçois un mail dans mon Hotmail m'informant que ce site contenait des photos de personnes partiellement dénudées (fesses, poitrines ..) et que, si je ne les retirais pas avant un délai de 120 heures, ce site décédera sans autre forme de procès !
Bigre, me disais-je ! Serais-je donc un pornographe qui s'ignore !
Mais bon, calme et serein - sous Xanax, tu penses bien que .. - je pris un café sans sucre, un jus d'orange extra-large et une cartouche de cigarettes, puis je vérifiai une à une TOUTES les photos de ce blog, soit plus de 1000 !!
Je ne trouvai rien de pornographique. Tiens donc, me dis-je en moi-même, mais comment se fait-ce ?
Je refis le parcours dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, mais cette fois je passais à l'acte. Dès que j'apercevais une jambe, une épaule, un rognon, une cuisse ou une aile, je "délétais" sans barguigner.
Et donc exit Carla Bruni de profil, épaule dénudée ! Ouste Nicolas Sarkozy torse nu sur une pirogue ! Du balai re-Carla Bruni posant lascive, en noir et blanc, une cuisse en avant ! Bye bye l'affiche du film "Larry Flint" de Milos Forman ! Ah zut, j'croyais pourtant l'avoir sucrée y'a belle lurette la b... en chocolat ! Etc, etc.
Et donc voilà, tu ne trouveras plus une seule peau à découvert (à part mon pied un peu plus bas, mais comme j'aime le prendre, tu comprendras que je ne puis l'ôter) rien de rien d'épidermique.
A part ceci :
Et maintenant, j'attends.
Et je te prie d'attendre avec moi.
D'attendre la DEAD-line prévue pour ce dimanche 27 juillet, 3h10.
Si ce jour-là, ce site est toujours en ligne, alors cela signifiera que la raison donnée par "X" était réelle.
En revanche, si ce site n'existe plus, c'est que la raison était "ailleurs". Mais où .......
Et c'est pourquoi, mon ami, je te demande d'être correct dans tes éventuels commentaires, courtois, respectueux d'autrui, car si tu ne l'es pas nous ne connaîtrons pas la véritable raison de la fermeture de ce site. Si tant est qu'il ferme. Capisci ?
Je compte sur toi.
Merci à tutti !
Je précise que tout ceci n'est pas DU TOUT une blague, ce site est réellement en sursis jusqu'à dimanche. Mais j'en tire QUE du positif. A savoir que quoi qu'il arrive, ce site va déménager ailleurs et fissa ! Tu pourras en connaître l'adresse dès la semaine prochaine. Dans le cas où, d'ici là, ce Blog serait tout crabouillé, tu n'auras qu'à m'écrire à ripley2012@hotmail.com et je te filerai la nouvelle URL de "Refais Le Monde Avant Qu'Il Ne Te Refasse !"
NB : Clique sur le lecteur Windows pour écouter la "zolie" chanson .. Mais fais gaffe y'a du "sexe" dedans .. Encore un coup à s'coltiner des emmerdes ... Non ?
"N'oubliez jamais que ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale, c'est que c'est toujours la Morale des autres !" [Léo Ferré : "Préface"]
D'abord rappeler que Nicolas Sarkozy est Président de la République Française, Président de l'Union Européenne, Président (déguisé) de l'UMP, Président (masqué) des Hauts-de-Seine et, prochainement, Président de France-Télévisions Effectivement, je suis d'accord avec toi, ça semble faire beaucoup, voire trop, mais non, car t'en souviens-tu, cet homme a six cerveaux parfaitement irrigués. En clair, il a de la marge, et pourrait encore trouver une présidence à sa mesure, comme, par exemple, Président du Parti Socialiste, si ce n'est déjà fait .. En tous les cas Kouchner, Besson, Allègre et Jack Lang n'y seraient absolument pas opposés, bien au contraire. Après tout, Mitterrand n'a-t-il pas fait croire à ces benêts de socialistes qu'il était de Gauche ? Alors que le seul(e) Mitterrand de Gauche, tout le monde il le sait, c'est Danielle.
Or donc, c'est en tant que Président de l'Union Européenne ..
Là, il convient de s'arrêter une seconde sur le terme : "Union Européenne." Européenne, à la rigueur, et encore ça reste à discuter, mais l'Union, tu la vois où ?
Or donc, disais-je, c'est en tant que Président de l'Union .. du Merdier Européen, que Nicolas Sarkozy se rend en ce beau lundi 21 juillet en Irlande. Et ça doit être foutrement important, la preuve, pour fêter l'événement, le Tour de France Cycliste observe une journée de repos, laissant notre Chef de l'État pédaler tout seul dans la choucroute.
Cette année-là, en 2005, Jean-Pierre Elkabbach ne s'était pas risqué à dire à propos du "Non" Français comme il l'a récemment fait pour le "Non" Irlandais, que, je le cite :
"Un seul pays qui bloque les autres, c'est pas démocratique !"
Ce qui est énooOOOooorme, non ? Un peuple s'exprime par la voix des urnes, principe démocratique s'il en est, et t'as Jean-Pierre qui te dit que ça ne l'est pas, démocratique.
Ça te choque que je colle du Ferré à Nicolas, notre bon Roi ? Moi pas. Au point, où nous en sommes, après tout !! Et pis, j'te rappelle que pendant sa campagne présidentielle, la candidat Sarkozy a pillé, via Henri Guaino, l'extrémiste de Droite Jean-Marie Le Pen, les socialistes Jaurès, Blum, puis une fois élu, le communiste Guy Môquet. Alors autant lui coller un anarchiste. Ça peut pas lui faire de mal.
Là aussi, ça mérite un arrêt en gare. T'imagines Ségolène Royal au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle française dire : "Il faut que les français revotent." ? Oh, je te l'accorde, Marie-Ségolène en aurait bien été capable, tellement elle n'a peur de rien, cette femme. Mais sa "bravitude" (connerietude ?) ne va, heureusement, point jusque-là.
Alors comme ça, Nicolas, à un peuple qui s'est exprimé démocratiquement, tu t'en vas leur dire que quoi ? Non, j'aimerais bien savoir, mon pote ! Que c'est une bande de "racailles" ? Tu vas passer leur vote au "Kärcher" ? T'as pas l'impression que l'Irlandais va te renvoyer à la face ton désormais célèbre : "Casse-toi pauvre con !" ["Get out poor asshole !"]
C'est quoi, pour toi, la démocratie, mon Président ? Donner la parole aux peuples ou aux Parlements ? Si tu penses que c'est au(x) Parlement(s), dans ce cas, revois ta copie de révision de notre constitution pour y inscrire que dorénavant ce sera au Parlement d'élire le prochain Président de la République Française et ce dès 2012 ...
Pourquoi l'Union est un Merdier, en fin de compte ? Eh bien je vais te le dire : Parce que les tenants politiques du "Oui" au Traité de Lisbonne, comme hier au Traité pour une Constitution Européenne sont suffisants, arrogants, méprisants. Ils ne font preuve d'aucune pédagogie, à croire qu'eux-mêmes ne comprennent pas un traître mot sur trois de ces fameux traités. Ou sont-ils gênés aux entournures, tant ils savent que c'est la porte définitivement ouverte à un ultra-libéralisme furieux et dévastateur pour les plus faibles d'entre-nous. Et cette attitude, celle qui consiste à dire que l'on va faire "revoter" ces "ingrats" d'Irlandais va encore une fois dans le sens du mépris des peuples. C'est une nouvelle fois faire preuve de suffisance et d'arrogance. Ne pas le comprendre, c'est stupéfiant - pour reprendre une expression typiquement cycliste - quand on est doté de "six cerveaux parfaitement irrigués" .. Leur demander de revoter, et "OUI" comme de bien entendu, à ton mini-traité, c'est maxi-traiter le peuple Irlandais de "pauvres cons". Et enfin, vouloir imposer un vote à un peuple c'est bigrement étonnant quand on se présente, tel toi Nicolas, comme le pourfendeur de .. La pensée unique !
"Personne n'est tombé tant qu'un seul est debout. Le vieux sang des aïeux qui s'indigne et qui bout, La vertu, la fierté, la justice, l'histoire, Toute une nation avec toute sa gloire Vit dans le dernier front qui ne veut pas plier." ["Ils Ont Voté" - Victor Hugo - Extrait des Châtiments, III, 4, 1853]
Je me la suis refaite plusieurs fois cette phrase. Tant y'a des (tas de) mots qui ne vont pas ensemble. Comme lesquels, par exemple ?
Ben comme "Honnêteté Intellectuelle" et "Jack Lang". Ça va pas ensemble, du tout ! Demande donc à Marie-Ségolène, elle t'expliquera ...
En revanche que l'UMP applaudisse Jack Lang, ce n'est pas que ça ne va pas ensemble, c'est juste que Jack Lang n'est plus socialiste depuis belle lurette, et que l'UMP nous le fait savoir ouvertement. On dit merci qui ? Merci l'UMP ! Sauf que z'êtes bien gentils, mais nous le savions déjà !
Aparté : ça mériterait une parodie, par exemple en détournant la dernière pub Peugeot avec le texte suivant : "Le corps des pieuvres est doté de trois coeurs .... La terre est frappée par la foudre environ 5 millions de fois par jour ... L'éléphant est le seul animal qui ne peut pas sauter ... L'UMP applaudit l'honnêteté intellectuelle de Jack Lang ... C'est incroyable et pourtant, c'est vrai !" [Réalisé en partie grâce au site acapela à cette adresse : Incroyable !]
Or donc, moi j'dis que rendu (ou vomi) à ce niveau-là, à savoir rendu au point où les gars de Droite applaudissent à tout rompre l'honnêteté intellectuelle de l'une des plus belles girouettes du paysage "pipolitique" français, je dis que c'est plus que le moment de déserter fissa, de partir loin, très loin, à La Grande Motte par exemple, se faire bronzer la couenne et oublier ne serait-ce que l'espace de quinze jours que ce petit monde se moque de tout, et surtout de nous. Bref, c'est le moment d'y aller, citoyen.
Bonnes vacances !
NB1 : Ah au fait, ami gueux, as-tu appris que le Roi de France, Son Altesse Sarkozienne, est pleine de courroux, et demande à ce qu'on lui donnât la tête de Franz-Olivier Giesbert ? Je te rappelle que notre Roi souhaite également décapiter le staff journalistique de France Télévisions, à commencer par celui de France 3. Tu sais quoi ? Vivement la Révolution que nous passions à un régime nouveau qui s'appelerait La République, un régime où l'exécutif se devrait de respecter l'indépendance et la liberté d'expression de chaque citoyen.
NB2 : Franz-Olivier, si tu passes par ce Blog, je me dois de te rappeler que selon les nouvelles lois monarchiques, tu ne peux pas refuser plus de deux offres d'emplois raisonnables, camarade journaliste. En attendant passe le bonjour à PPDA, autre victime du régime sarkozien ..
"La course est partie sur un rythme soutenu ! .... Pas de conclusions hâtives, s'il vous plait !" Nous dit aujourd'hui Laurent Fignon sur France 2.
J'ai surtout l'impression qu'il a envie de se casser, de quitter son siège de consultant, l'ancien double vainqueur de la Grande Boucle. Il en a marre. De toutes ces histoires. De dopage. On sent le dégoût dans sa voix. La fatigue, aussi. Quelque chose comme : "On n'y arrivera jamais !"
[Comment expliquer que des coureurs "marchent" à l'EPO alors que cette épreuve est sponsorisée, entre autre, par ... Cochonou ? ..]
Or donc, après Manuel Beltran et Moïses Duenas, l'italien Ricardo Ricco, vainqueur de deux étapes sur ce Tour de France, 9ème à 2'29"" de Cadel Evans, est tombé, contrôlé positif à l'EPO (troisième génération). Franchement, c'est tout sauf une surprise. Même, ça se voyait à l'oeil nu. Oh si, merde ! Mais dans le doute ..
.. Dans le doute, les commentateurs, consultants et chroniqueurs de France Télévisions n'auront pas été avares en superlatifs à son sujet, comme ils le firent en 2006 quand, après une étape catastrophique, une énorme défaillance où il perdit près de 10 minutes sur les leaders, notamment sur Rasmussen, le lendemain, l'américain Floyd Landis avala cols sur cols, dévora littéralement les Alpes en solitaire avant de (re)prendre le maillot jaune deux jours plus tard..
Je me souviens que ce jour-là, le jeudi 19 juillet 2006, cet abruti de Gérard Holtz exultait, en rajoutait, parlant d'une étape dantesque, je crois même qu'il osa :
Un "garçon", comme ils disent, qui n'avance pas le mercredi, fait carrément du surplace, et qui, le jeudi, te bouffe du col hors-catégorie à une vitesse supersonique, c'est pas du tout suspect, non ! Non pour Gérard et le diffuseur France Télévisions, c'est clairement la légende du Tour, bien sûr !
C'est peut-être cela qui le dégoûte, Fignon, cette avalanche, cette débauche de superlatifs, cet émerveillement démesuré, quasiment obscène de ses "collègues" alors qu'un peu plus de retenue serait la bienvenue.
Or donc, disais-je, Ricardo Ricco est tombé. Mais ...
... Mais si les équipes de Manuel Beltran et de Moïses Duenas ont décidé de poursuivre la course, celle de Ricco s'est retirée du Tour. Et donc exit Cobo, 8ème à 2'10"" et Piepoli le lieutenant de Ricco.
Et d'ailleurs Laurent Fignon le souligne à sa façon, se disant "déçu", trouvant "dommage" que cette équipe se retire, car dit-il, s'il y avait d'autres tricheurs au sein de Saunier-Duval, on ne le saura peut-être jamais ; ces coureurs vont "rentrer tranquillement chez eux, échappant aux mailles du filet".
Laurent Fignon ne comprend pas - tu es proprement stupéfiant dans tes interrogations, Laurent .. - que Ricco ne soit pas tombé bien avant, notamment sur le Tour d'Italie. Il y a une raison à cela, Laurent, et tu la connais : C'est bien sur le Tour de France que les contrôles anti-dopages sont les plus aigus. Ailleurs, en Italie, en Espagne, c'est open-bar !
Mais, et va comprendre, cette "triste nouvelle pour le cyclisme" qu'est la "chute" de Ricco serait une bonne nouvelle pour ... les cyclistes français !
Laurent Jalabert qui l'a gagné ... le Tour d'Espagne, parle même de "justice", allant jusqu'à dire que les coureurs français "ont retrouvé le sourire". Ces coureurs français qui dynamitent chaque jour la course - mais c'est juste pour montrer leur(s) sponsor(s) à la télé, imbécile ! - mais ne gagnent jamais, nous rappelle-t-il. C'est vrai. Mais pour quelles raisons, Laurent ? Parce que les "autres" sont dopés ? Ou parce que ne gagnant pas, ils ont plus de chance d'échapper aux contrôles partant du fait qu'ils - les contrôles - concernent surtout les vainqueurs ?
Ah, on se garde bien d'en parler de l'abandon de Christophe Moreau sur France Télévisions, ce cycliste français de 37 ans - un an de plus que Beltran .. - qui lâche l'affaire pour des raisons obscures ...
Mais, tu comprends, sur France Télévisions, les coureurs français sont "propres", c'est la ligne éditoriale, sous-entendu, ce sont des "victimes". Comme Richard Virenque en 1998 [L'affaire Festina].
Tu la vois la différence de traitement sur France Télévisions ?
On ne traite pas Richard Virenque, "la victime d'un système", comme Landis, Rasmussen, Vinokourov, ou Ricco, "des tricheurs qui salissent le cyclisme".
Alors, à qui le tour ?
Jadis, joyeuse, cette interrogation signifiait : "Qui va gagner le Tour cette année ?" Aujourd'hui, anxiogène, elle se traduit par : "Quel sera le prochain à tomber pour dopage ?"
Si ça continue à ce "rythme soutenu", il se pourrait bien que ce soit un français. Qui le gagne ce Tour. Par défaut.
Lui, par exemple :
Amaël Moinard. Dont c'est le premier Tour. D'autres l'ont bien gagné dès leur première participation : Bernard Hinault, par exemple .. Ou ... Laurent Fignon ! Et à l'eau claire, il va sans dire ...
A moins qu'il ne tombe avant, Moinard. Comme ces "tricheurs qui salissent le cyclisme". Ou, plus probablement, comme "victime d'un système".
PS1 : Au fait, comment va notre Jeannie Longo ?
PS2 : Et Gérard Holtz nous abreuva une nouvelle fois, nous saoula ce soir avec sa formule-du-jour-à-la-con-bien-à-lui-et-dont-il-est-super-fier-t'as-qu'à-voir-son-sourire-niais-mais-ravi :
"Ricco, le Cobra s'est fait piquer !"
Trois fois en 5 minutes .. T'es dopé à quoi Gérard ?
Mais que dire, de Thierry-j'en-rajoute-des-tonnes-Adam nous assurant qu'aujourd'hui c'est du Spectacle avec un grand "S". Se taire, je crois ..
Madame. Attendez-moi. Nous allons nous marier. Il fera beau. Nous mangerons des spaghettis. Nous nous mettrons au parfum. Nous irons dans la salle de bain. Nous écrirons une histoire. Elle commencera par :
"Il était une fois .."
Oui. Elle commencera comme ça.
Il était une fois un petit garçon qui aimait les ballons. Chaque mercredi, il grattait au fond du sac de maman. Il y trouvait toujours un rouble ou deux pour acheter son ballon bleu.
"Bonjour Eugène ! Vois ! Je t'ai gardé ton ballon ! Ton joli ballon bleu !" "Oh merci m'sieur Ernest ! Merci !"
Et, généralement, Eugène versait deux larmes avec ses roubles. Une pour avoir chipé dans le sac de maman, l'autre parce qu'il voyait bien, Eugène, la garce de maladie qui rongeait Ernest, son marchand de ballons préféré. Il l'aimait tant son Ernest que, lorsque Jacqueline lui demanda ce qu'il voudrait faire plus tard, il lui répondit fièrement :
"Marchand de ballons bleus, m'man !"
Mais m'man lui rétorqua que ce n'était pas un métier, qu'il avait encore bien des choses à comprendre, comme la courbe du chômage et celle de l'inflation divisée par le prix du pétrole que multiplie le kilo de pommes de terre et celui de betteraves et que tiens !Ça par exemple ! Je croyais pourtant avoir dix roubles et je n'en trouve que huit ! Et qu'ingénieur ou informaticien, ça ce sont de beaux métiers et qu'il serait temps d'aller se coucher, qu'il se fait tard, que demain, y'a école, des bisoux mon chéri, fait de beaux rêves, maman t'adore.
Et voilà que la porte grince à demi.
Maman t'adore, mais maman sort, Eugène. Elle va traquer les bonhommes. Soupeser leurs bourses. Sucer leur sang. Vomir. Maman t'adore, mais maman sort. Pour baiser. Baiser encore et toujours. Se faire retourner comme une crêpe, humiliée, obéissant, au doigt et à l'oeil, au gland anonyme, aux ballons bleus, de honte trop longtemps retenue. Maman t'adore, mais maman est une pute qui se respecte, qui donne son corps à la science des caresses. A quoi ça sert de vivre, mon Eugène, si on ne peut plus baiser et se faire baiser ? Mon enfant. Mon tendre et délicieux enfant.
Tu comprendras, un jour. Que tu sois marchand de ballons, ingénieur, informaticien, antiquaire ou antipathique, rien ne vaut la luxure. Le plaisir. Et peu m'importe d'aller en Enfer, je prendrai le maximum, mais au moins, j'aurai profité de mon passage terrestre. J'en aurai pris des queues dans le fion. J'en aurai happé des chairs dégoulinantes. J'en aurai entendu des insultes. Des "Putain de ta mère !". J'en aurai violé des règles, des us et des coutumes.
Adieu, mon village. Adieu ma campagne, l'odeur du fumier. Elle ne vaut pas ceux qui me labourent chaque nuit dans une chambre d'hôtel. Les coups que je prenais, le dimanche après la messe, je les ai transformés. J'ai gagné ! Je fais jouir. Je me fais reluire. Je brille comme un soleil. Je ne me couche jamais. Sexe offert au monde entier, je me fais tirer comme une ambulance par une armée de lapins égoïstes, puérils, belles machines, sombres crétins, que j'achève le matin venu, dague à la main. Ce monde me donne envie de baiser. Je n'ai plus envie de faire l'Amour. Ça, c'est juste bon pour la première fois. Quand on doit faire attention. Quand on est peureux. Mort de pudeur. Et de fatigue, de brimades.
Nous ne devrions jamais sortir de l'enfance. Dors, mon ange.
Maman pleure. A genoux. A quatre pattes. A plat ventre ou sur le dos. Maman pleure dans toutes les positions. Maman est une poupée fantastique. Les hommes ne connaissent pas leur bonheur. Alors maman leur déride l'appareil à sou. Puisqu'ils ne pensent qu'à ça, aux sous. Maman est une salope, puisqu'ils le disent. Maman leur donne ce qu'ils attendent, mais maman est une salope ! Tu comprends ça toi, Eugène ? Confondre les salauds et les bienfaiteurs est la maladie de notre temps.
Il n'y a plus de repères. Nous sommes perdus. Peut-être, un jour viendra où nous referons l'Amour comme la première fois. Et ce sera grâce à toi, Eugène ! Parce que je t'aurai nourri aux croissants. Parce tu voles dans mon sac à main pour prolonger tes rêves. Tu les habilles du bleu de mes yeux, tu les traînes au bout d'une ficelle, et tu fais s'envoler maman en criant :
"Sois heureuse !"
Et, si un jour tu te demandes comment je peux savoir tout ça, c'est parce que je suis ta maman, et qu'une maman sait toujours tout, par définition. Il y a les enfants et les marchands de ballons. Toi, tu resteras un enfant. Allez, réveille-toi !
Ne me regarde pas ainsi. Ne fais pas attention à moi. A cette tâche, brune, qui mange, bouffe le dos de ma main. Pense plutôt à tes conjugaisons. A l'imparfait du subjonctif. Au passé simple qui se complique quand la mémoire se brouille. Au futur du conditionnel que les impératifs rendent incertain. Au présent qui t'attend, qui se désespère de l'indifférence des adultes. Au plus-que-parfait que Dieu nous a laissé pour nous rendre malheureux. Au participe passé qui ne reviendra plus.
Il faut apprendre à parler, Eugène. C'est vital !
Il faut savoir exprimer ses doutes. Conjuguer ses désirs. Rien ne sert d'écrire, il faut parler à point. Écrire, c'est bon pour les lâches. Si tu ne sais pas parler, tu seras malheureux. Puisque l'on nous a donné la parole, cultivons-là. Les mots, c'est comme des fleurs que viennent butiner des anges affamés de miel. Il faut aimer les mots pour soulager ceux des autres. Ils peuvent faire tomber bien des murs. Et quand tous, ils seront tombés, alors, la guerre civile, le carnage, seront morts et incinérés. Nous pourrons, enfin, commencer à vivre. En attendant, Eugène, mon enfant, mon fils, porte la bonne parole, ne la déçois pas, honore-là, et donne-lui, chaque mercredi, le ballon bleu des tes amours confuses.
Est-ce par lâcheté, Madame, que je continue cette histoire ? Toujours est-il qu'un autre mercredi, Ernest ne vint pas.
"Je suppose que tu es Eugène. Le petit garçon au ballon bleu. Tiens ! Regarde ! Je te l'ai gardé ! Prends-le. Mon père te l'offre. J'en suis sûre."
Mais Eugène, déçu, ne prit pas le ballon mais ses jambes à son cou. Comme le petit chat, Ernest avait la patte traînée, longtemps, le corps tremblotant ; son dernier souffle avait le goût du vin blanc.
Comment comprendre ?
Comment ne pas aimer cette fille aux cheveux dasmes ? Comment ne pas avoir envie de l'appeler Marie ? La prendre pour femme et la trahir un vendredi. Après l'école. Après la messe.
Ne rien lui avouer. Juste la regarder. En silence. Le regard hiquantriste. Déjà. Alors que l'on vient de fêter sa trentième année, que maman est morte d'avoir refait l'Amour comme la première fois, parce que cet homme lui rappelait son enfance, sa fatigue, ses brimades.
Comment ne pas se sentir orphelin de tout, de rien, face à la beauté, celle vertigineuse de cette femme qui dit que se donner entièrement à celui que l'on aime, sans concessions, sans attendre quoi que ce soit en retour, est une forme sublime du désespoir ?
Eugène se posera longtemps la question : combien sont-ils ? Combien sont-ils, occis de n'avoir su parler au moment où il le fallait ? De n'avoir su trouver les mots ? Il en déduira que Jésus n'a certainement jamais existé. Que c'est une chimère de Dieu. Une idée de rêve qui ne nous conduit pas à l'Absolu, mais au Néant. Le Néant étant, peut-être, l'étape abyssale et "tourmalesque" nous menant assurément à l'infiniment Grand.
"Qu'en penses-tu ? Marie ? Tu m'entends ? Qu'en penses-tu ?" "Je pense que tu devrais dormir, Eugène. Tu es fatigué. Je le vois bien. Tu as peur. Tu ne sais toujours pas tes conjugaisons par coeur. Et tout ce dont tu te souviens, c'est que tu ne comprends rien. Ce n'est pas une manière de vivre." "C'est parce que je suis ingénieur en informatique que tu me dis tout cela ?" "Non, mon ange...." "Alors pourquoi m'as-tu épousé ?" "Parce que tu ne connais pas ton bonheur !"
[L'Hiquantristesse, Été 1992 - Revu & Corrigé, Été 2008]
L'Hiquantristesse est une forme de désespérance coupable ou de culpabilité désespérante. Des espoirs viennent parfois, ou par dessus tout, rayer l'émeraude, mais le sang reste à quai. Il n'y a point de remède, point de vaccin. L'Hiquantristesse se nourrit du quotidien. Puis, vorace, elle se nourrit toute seule. Elle n'a besoin de personne. Elle a besoin de tout le monde. Elle a besoin d'Amour puis de Séparations, d'Amour et de Séparations, jusqu'à persuader son hôte de l'inutilité de sa condition. Hôte tentant alors de soulager ses maux par l'écriture, vaine écriture dans laquelle, il cherche un mot, le dernier ; Le dernier des mots Hiquants.
J'me demande si ce n'est pas François Fillon l'auteur du titre du troisième album de Carla Bruni. Tant notre Sarthois fait comme si de rien n'était.
En effet, toute raie sur le côté, notre fan des 24h du Mans vient de nous assurer que la France - c'est nous .. - est en train d'entamer une "révolution tranquille", qu'elle changeait, la France, parce que : "elle acceptait les réformes". Bref tout va bien nous dit ce Monsieur, allez donc brunir en famille sur une plage bretonne - entre parenthèses si t'y trouves quelques boulettes de fioul sur cette plage, garde-les précieusement, elles te permettront de te chauffer gratos cet hiver ..
Enfin la banque Natixis, dont les prévisions s'avèrent toujours pertinentes, nous prévoit une croissance quasi-nulle en 2008, pas mieux en 2009, genre 1%, soit deux années bien pires encore que 2006 et 2007.
Alors de deux choses l'une :
- Soit notre "présumé" Premier Ministre nous prend tous pour des cons de catégorie une ! - Soit il fait preuve .. d'angélisme, cet angélisme qui, souviens-toi était, selon l'UMP, la dramatique caractéristique première des .. Socialistes !
Comme je ne pense pas qu'il soit devenu Socialiste, j'en conclus - hâtivement, mais je t'emmeeeeerde ! - que notre Sarthois nous prend réellement pour des bigorneaux - pour reprendre une expression fleurie du sportif Estrosi.
Tu noteras qu'aucun(s) dirigeant(s) - et Dieu sait si ils et elles sont nombreux/se - ne monte(nt) au créneau pour dénoncer les propos surréalistes du "collaborateur" du Président Sarkozy. Cela dit, que peut-on attendre d'une bande de bras cassés trop préoccupés qu'ils sont à se disputer le siège de Premier Secrétaire ?
Or donc, tu l'as d'emblée compris, c'est un jeu et non une interview digne de ce nom - de toutes les façons avec Claire-j'ai-les-yeux-rivés-sur-le-prompteur-Chazal, que peut-on espérer ? - le jeu consistant à compter le nombre incalculable de "Euh" que prononce "Claire" et de "Hum" que racle "Carla".
Installe-toi confortablement avant de commencer ce jeu. Ne prends rien d'autre que de quoi noter - Sinon tu vas te noyer .... Concentre-toi.
Tu es prêt ?
Clique et .. Action ! - Bonne chance mon (brave) petit ...
Alors ?
Combien de "Euh" Chazaliens ? Et quid des "Hum" Bruniesques ?
En bas de ce billet tu trouveras mon comptage personnel - j'ai fait appel à des amis pour m'aider, je t'avoue, tant je devenais fou à lier avec ce jeu à la con ! - avec un énorme doute sur le résultat Chazalien tant on ne sait si ce sont de vrais "Euh" d'hésitation "homologables" ou des "merde-je-sais-pas-comment-relancer-cet-entretien-laborieux-il-est-où-mon-PPDA ? - il est viré crétine ! ? - ou un "Euh" muet prolongeant un article en suspension ...
Juste quelques remarques avant mon comptage perso.
Mais dès lors que TF1 aborde sa "fonction", illustré par un reportage (scandaleux, à mon sens : "épouse de son chef d'état de mari" ) alors elle devient Carla Bruni-Sarkozy. Que dire ? Sinon reprendre le terme employé maintes fois par Carla, qui est : "(C'est) Merveilleux"
Logique ! Puisque t'en souviens-tu l'idylle fut révélée à "notre pays" lors d'une excursion à ... Disneyland (un monde m